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Découvrez toutes nos informations sur la thématique « Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) ».
Une société civile de placement immobilier réunit l’épargne de nombreux investisseurs pour acheter et louer un patrimoine immobilier — bureaux, commerces, entrepôts, santé. Vous n’achetez pas un appartement : vous achetez des parts d’une société qui détient ces immeubles. Une société de gestion, agréée par l’Autorité des marchés financiers, cherche les locataires, encaisse les loyers, paie les charges et les travaux, puis reverse les revenus aux associés, le plus souvent chaque trimestre.
Chaque SCPI reçoit un visa de l’AMF avant d’être commercialisée. C’est le premier élément à vérifier, et il ne garantit ni le rendement ni le capital : il atteste que l’information remise à l’épargnant est conforme.
C’est la distinction la plus mal comprise, et c’est pourtant celle qui décide de votre sortie.
Dans une SCPI à capital variable, la société émet de nouvelles parts au fil des souscriptions et rachète les parts de ceux qui sortent. Dans une SCPI à capital fixe, le nombre de parts est arrêté : pour entrer, il faut qu’un associé sorte, et la transaction passe par un marché secondaire organisé par la société de gestion.
Dans les deux cas, la vente n’est pas garantie. S’il n’y a pas d’acheteur en face, le délai de sortie est indéterminé. L’AMF le rappelle explicitement, et impose que ce risque figure dans le document d’informations clés remis avant toute souscription.
Deux niveaux de frais, que l’AMF chiffre ainsi : des frais de souscription de 5 à 12 % du montant souscrit, et des frais de gestion annuels de 8 à 10 % des revenus de la SCPI. À la revente s’ajoute une commission de cession, et, pour les SCPI à capital fixe, des droits d’enregistrement de 5 %. Les premiers expliquent pourquoi une SCPI ne se revend pas à court terme sans perte : il faut plusieurs années de distribution pour les absorber.
S’y ajoute le délai de jouissance : vos parts ne produisent pas de revenus immédiatement, mais après un décalage de quelques mois fixé par chaque SCPI. Une souscription faite en janvier peut ne commencer à produire qu’au deuxième trimestre.
Les revenus distribués par une SCPI de rendement sont des revenus fonciers. Ils s’ajoutent à vos autres revenus et subissent le barème progressif de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.
C’est un point déterminant : pour un contribuable fortement imposé, le rendement affiché par une SCPI et ce qu’il en reste réellement n’ont pas grand-chose à voir. Plusieurs montages existent pour corriger cela — l’achat en nue-propriété, la détention au sein d’un contrat d’assurance-vie, ou le recours au crédit. Le bon montage dépend de votre tranche d’imposition et de votre horizon, pas de la SCPI elle-même.
Source : Autorité des marchés financiers, « Investir dans une SCPI », décembre 2023.
Nous ne sommes pas adossés à une société de gestion : la sélection se fait parmi l’ensemble du marché, sur le patrimoine détenu, le taux d’occupation, la politique de distribution et les frais réels de chaque véhicule.
Le choix d’une SCPI se juge sur son patrimoine, pas sur son rendement de l’an dernier. Parlons de votre situation avant de regarder les produits : c’est votre fiscalité et votre horizon qui déterminent le montage, pas l’inverse.
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