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Les traitements et salaires constituent l’une des catégories de revenus soumis à l’impôt sur le revenu. Les règles de calcul du montant imposable sont les suivantes.
Sont pris en compte pour le calcul de l’impôt sur le revenu les rémunérations perçues liées à une activité salariée ou une rémunération en tant que dirigeant de société.
Globalement, la rémunération des dirigeants de société est considérée comme un salaire, même s’il existe certaines particularités qui intègrent dans d’autres catégories certains types de rémunération (BNC, Revenus des Capitaux Mobiliers…)
Le salarié doit avoir un contrat de travail, ou tout du moins un lien de subordination avec son employeur.
Entrent également dans cette catégorie :
Les salaires perçus par les étudiants âgés de 25 ans au plus au 1er janvier de l’année d’imposition, pour une activité exercée pendant leurs études ou leurs congés scolaires ou universitaires, sont exonérés dans la limite de 3 fois le SMIC mensuel, soit 5 405 € pour les revenus de 2025 : seule la fraction qui dépasse ce seuil est à déclarer. Cette exonération se cumule avec celle des gratifications de stage.
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Un étudiant de 22 ans a perçu en 2025 un salaire de 6 000 € (net de cotisations sociales et de CSG déductible) pour un emploi d’été, et une gratification de stage de 3 000 €. La gratification n’est pas imposable, car elle ne dépasse pas 21 622 € ; le salaire est exonéré à hauteur de 5 405 €. L’étudiant ne déclare donc que 595 € (6 000 − 5 405).
Le salaire du conjoint salarié d’un chef d’entreprise individuelle ou d’un associé d’une société de personnes, s’il participe effectivement à l’activité, est imposé dans la catégorie des traitements et salaires. Depuis la loi de finances pour 2019, il est déductible sans limite du bénéfice imposable de l’entreprise (BIC ou BNC), à condition d’avoir donné lieu au versement des cotisations sociales (article 154 du code général des impôts).
Tout ce qui constitue une rémunération pour la personne imposable intègre la catégorie des traitements et salaires : salaires, primes, congés payés, commissions, avantages en nature, indemnités journalières de maladie, de maternité ou de paternité (et 50 % de celles versées en cas d’accident du travail), sommes perçues en fin d’activité (rupture du contrat, licenciement, départ en retraite) pour leur fraction imposable, participation et intéressement non placés sur un plan d’épargne salariale… Les prestations familiales légales (allocations familiales, aides au logement, etc.) ne sont en revanche pas imposables.
Les rémunérations des heures supplémentaires et complémentaires sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 7 500 € nets par salarié (article 81 quater du code général des impôts) ; au-delà, elles sont imposables.
Sont déduits de la rémunération brute les cotisations sociales dues aux régimes de base concernant la retraite et la prévoyance, et partiellement pour les régimes complémentaires.
Sont également déduits de la rémunération brute, les frais professionnels, fixés forfaitairement à 10 % de cette dernière (au minimum 509 € et au maximum 14 555 € par membre du foyer pour les revenus de 2025), ou si cela est plus avantageux à leur niveau réel. Encore une fois, des règles précises de calculs ont lieu (frais de transport domicile-lieu de travail, de nourriture, de déplacement professionnel…).
Le choix entre le forfait ou le réel peut s’avérer déterminant pour le niveau de votre imposition.
Sources : impots.gouv.fr, « Salaires et assimilés » (mis à jour le 7 avril 2026) ; service-public.gouv.fr, fiches F1228 (vérifiée le 18 août 2026) et F1989 (vérifiée le 15 avril 2026) ; code général des impôts, articles 81 quater et 154 (Légifrance).
Pour un salaire annuel perçu égal à 27.600€, si le salarié choisi de déduire forfaitairement ses frais, son revenu imposable sera de 24.840€ (27.600 – (27.600 x 10%)).
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