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Impôts sur les revenus, sur les dépenses, sur le patrimoine… La fiscalité française est particulièrement fournie. Il peut donc être délicat de s’y retrouver. Mais pas de panique ce petit guide va vous aider à mieux comprendre l’imposition.
La fiscalité est soumise à un principe de légalité. Les taux et les conditions de recouvrement des différentes taxes doivent donc être votés tous les ans par le Parlement.
La perception de l’impôt doit être nécessaire. L’État ne doit donc les prélever que dans le but de financer les politiques publiques.
Tous les français ne disposent pas des mêmes moyens financiers. C’est pourquoi certains types d’impôts ne peuvent s’appliquer à tous et dans les mêmes proportions.
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Vous êtes perdu(e) parmi toutes les taxes qui existent ? Vous souhaitez mieux comprendre votre imposition ? Alors ce petit guide Expert Invest va vous permettre d’y voir un peu plus clair.
La fiscalité désigne l’ensemble des dispositions mises en place par l’État ou les collectivités territoriales pour définir l’assiette imposable et les conditions de perception de l’impôt. Pour faire simple, il s’agit des mesures qui définissent quelle catégorie de la population doit payer quels impôts et dans quelles proportions. Or, en France, les impôts sont très nombreux et il peut être compliqué de s’y retrouver. Alors votre conseiller Expert Invest vous explique tout ce qu’il faut savoir dans ce petit guide.
Que vous soyez une société ou un particulier, vous savez que l’État taxe une partie des revenus que vous générez dans l’année.
Parmi les principales impositions sur le revenu figurent :
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L’impôt sur le revenu est sans doute le plus connu de tous puisqu’il s’applique en principe à tous les contribuables résidant sur le territoire français.
Il est progressif et se voit appliquer un taux compris entre 0% et 45% en fonction des revenus globaux du foyer fiscal.
Concrètement, plus vous gagnez d’argent, plus votre taux d’imposition sur le revenu sera élevé.
Cependant, les ménages les plus modestes en sont exonérés et les contribuables qui doivent s’en acquitter peuvent en réduire le montant grâce à des mesures d’optimisation.
Auparavant assez complexe à appréhender et à déclarer, son fonctionnement a été simplifié.
Depuis 2019, le prélèvement de cet impôt s’effectue désormais à la source.
Bon à savoir : Vous êtes non résident français ? Alors seuls vos revenus perçus en France sont imposables. La répartition de l’impôt avec votre pays de résidence dépend ensuite des conventions fiscales entre les États.
Cet impôt est dû tous les ans par les sociétés et autres personnes morales imposables sur les bénéfices réalisés en France.
Son taux normal est de 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique jusqu’à 42 500 € de bénéfice, pour les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.
Certaines sociétés peuvent, sous conditions, opter pour l’impôt sur le revenu.
Source : entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F23575 (vérifiée le 17 février 2026).
CSG, CRDS, prélèvement de solidarité… Ces prélèvements financent la protection sociale.
Sur les revenus du patrimoine et de placement, leur taux global est de 18,6 % en 2026 (dividendes, intérêts, plus-values de valeurs mobilières…), et de 17,2 % pour les revenus fonciers, les plus-values immobilières et les gains d’assurance-vie.
Les revenus d’activité et de remplacement (salaires, pensions, allocations) supportent aussi la CSG et la CRDS, à des taux qui leur sont propres : elles sont prélevées directement, par exemple sur votre fiche de paie.
Source : service-public.gouv.fr, fiche F2329 (prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement, vérifiée le 30 juin 2026).
La TVA
La taxe sur la valeur ajoutée est un impôt indirect applicable à tous les consommateurs sans considération de leurs revenus. En fait, elle est automatiquement incluse au prix lorsque vous payez une prestation de service ou un produit.
Concrètement, cela veut dire que le commerçant ou le prestataire qui reçoit un paiement de votre part collecte la TVA pour le compte de l’État.
Son taux dépend de la nature de l’achat : 20 % (taux normal), 10 % et 5,5 % (taux réduits), et un taux particulier de 2,1 % pour quelques produits (impots.gouv.fr, « Plusieurs taux de TVA »). Cet écart permet de faciliter l’accès à certains produits ou services essentiels et de récupérer une part plus importante sur les autres.
Les autres taxes sur la consommation
La TVA est bien évidemment la plus connue de toutes les taxes sur la consommation mais il en existe également d’autres que vous payez peut-être sans savoir qu’elles existent.
Parmi les principales figurent :
Le patrimoine est imposable. Vous pourrez donc être imposé(e) sur certains de vos biens mobiliers et immobiliers.
Chiffres clés ci-dessus : service-public.gouv.fr, fiches F1419 (barème de l’impôt sur le revenu, vérifiée le 15 avril 2026), F2329 (prélèvements sociaux, vérifiée le 30 juin 2026) et F138 (IFI, vérifiée le 6 mars 2026) ; entreprendre.service-public.gouv.fr, fiche F23575 (impôt sur les sociétés). Vérifié le 26/09/2026.
Ces droits sont dû pour l’enregistrement de certains actes ayant une valeur juridique.
Concrètement, ce sont des droits prélevés par votre notaire ou la justice lorsque vous faites enregistrer certains actes patrimoniaux.
Vous devrez donc par exemple vous en acquitter :
L’impôt sur la Fortune Immobilière est venu remplacer l’ISF (impôt sur la Fortune) en 2018. Il s’applique à tous les propriétaires dont le parc immobilier a une valeur nette supérieure à 1,3 millions d’euros.
Certaines dettes ou biens peuvent toutefois entrer en compte dans le calcul de la valeur de votre patrimoine immobilier et faire baisser le montant de votre IFI ou vous en exonérer.
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) s’applique par défaut aux revenus de placements financiers depuis 2018. En 2026, son taux est de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux) pour les dividendes, les intérêts et les plus-values de valeurs mobilières, et de 30 % (12,8 % et 17,2 %) pour les gains d’assurance-vie, de PEL et de CEL.
Vous pouvez lui préférer, sur option globale lors de votre déclaration, le barème progressif de l’impôt sur le revenu si celui-ci est plus avantageux pour vous.
Sources : service-public.gouv.fr, fiches F2613 et F22414 (vérifiées le 15 avril 2026).
La contribution économique territoriale ou CET est une taxe due par les entreprises et travailleurs non salariés. Elle se compose de :
La taxe foncière est une contribution due par tous les propriétaires de terrains bâtis et non bâtis. Vous devrez donc la payer pour toutes vos propriétés foncières. Elle se calcule grâce :
Ce mode de calcul signifie donc que le montant de la taxe foncière à Toulouse n’est pas le même qu’à Paris.
La taxe d’habitation sur les résidences principales est supprimée depuis le 1er janvier 2023. Elle reste due pour les résidences secondaires, par la personne qui en a la disposition au 1er janvier : propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit (service-public.gouv.fr, fiche F42, vérifiée le 24 août 2026).
Vous trouvez que vous payez trop d’impôts ? Vous voulez faire de l’optimisation fiscale ?
Les règles relatives à l’imposition sont très nombreuses en France. Mal maîtrisées, elles peuvent donc vous contraindre à payer un lourd tribut à l’État. Heureusement, la pluralité de règles existantes peut aussi être un avantage. Il est possible d’en tirer parti pour se voir appliquer une imposition la plus avantageuse possible. Or, élaborer une stratégie fiscale cohérente peut prendre du temps. Alors économisez du temps et de l’argent, confiez votre patrimoine à un expert.
La tranche marginale désigne le taux qui s’applique à la tranche de revenus la plus élevée.
Pour faire simple, l’État a mis en place 5 tranches de revenus.
Chacune des ces tranches se voit appliquer un taux différent allant de 0% pour la première tranche à 45% pour la dernière.
| Tranche | Taux d'imposition |
| Jusqu'à 11 600 € | 0 % |
| De 11 601 € à 29 579 € | 11 % |
| De 29 580 € à 84 577 € | 30 % |
| De 84 578 € à 181 917 € | 41 % |
| Plus de 181 917 € | 45 % |
La tranche marginale correspond donc au taux le plus élevé applicable à votre revenu imposable. Si une personne célibataire déclare 40 000 € de revenus, sa tranche marginale d’imposition sera donc de 30 %.
Ce barème divise vos revenus par tranches et applique à chacune un taux différent. Prenons l’exemple d’un célibataire (1 part) dont le revenu imposable est de 40 000 €, avec le barème applicable aux revenus de 2025 :
Son impôt brut s’élève donc à 5 103,99 €, avant décote, réductions et crédits d’impôt éventuels ; sa tranche marginale d’imposition est de 30 %.
Source : service-public.gouv.fr, fiche F1419 (barème de l’impôt sur le revenu, vérifiée le 15 avril 2026).
Ces deux documents sont liés puisque de la déclaration découle l’avis d’imposition.