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Il existe 4 cas de divorce : le divorce par consentement mutuel, le divorce accepté, le divorce pour altération définitive du lien conjugal et le divorce pour faute. Le premier se règle à l’amiable, en principe sans juge ; les trois autres sont prononcés par le juge aux affaires familiales (JAF). Dans tous les cas, l’avocat est obligatoire et chaque époux doit avoir le sien, sauf dans le divorce par consentement mutuel judiciaire, où un avocat commun est possible.
Les époux s’entendent sur le principe du divorce et sur toutes ses conséquences, sans avoir à en donner les raisons. Le divorce se fait alors, en principe, sans juge :
Le divorce doit passer devant le juge (divorce par consentement mutuel judiciaire, avec homologation de la convention) lorsqu’un enfant mineur, informé de son droit, demande à être entendu. Il n’est pas possible lorsque l’un des époux fait l’objet d’une mesure de protection (tutelle, curatelle, sauvegarde de justice, habilitation familiale, mandat de protection future entré en application) : le divorce relève alors du juge aux affaires familiales.
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Les deux époux sont d’accord pour divorcer, mais pas sur les conséquences du divorce (résidence des enfants, prestation compensatoire, partage…), que le juge aux affaires familiales tranche. Les faits à l’origine de la séparation n’ont pas à être dévoilés ni examinés.
L’accord sur le principe de la rupture est donné par écrit, soit avant la procédure (acte sous signature privée signé par les deux époux et leurs avocats, qui doit dater de moins de 6 mois lorsque la demande en divorce est introduite et lui est annexé), soit pendant la procédure (procès-verbal signé à l’audience, acte commun ou déclarations individuelles transmises au juge). Cet accord est irrévocable, même en appel : il n’est plus possible ensuite de demander le divorce pour faute ou pour altération définitive du lien conjugal, mais les époux peuvent toujours passer à un divorce par consentement mutuel.
Un époux peut demander seul le divorce lorsque la vie commune a cessé depuis au moins 1 an au moment de la demande : l’accord de l’autre n’est pas nécessaire et les raisons de la séparation n’ont pas à être données. La séparation, matérielle et affective, se prouve par tous moyens (bail distinct, factures, attestations, constat de commissaire de justice…) ; le partage du domicile en deux espaces distincts ne suffit pas, et une réconciliation avec reprise de la vie commune annule le délai écoulé.
Si ce motif n’a pas été indiqué dans la demande initiale, le délai d’un an court à compter de la demande et le divorce ne peut pas être prononcé avant son expiration. Le délai ne s’applique pas lorsque l’autre époux demande de son côté le divorce pour faute : le juge examine alors d’abord la demande pour faute.
Un époux peut demander le divorce en reprochant à l’autre une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage (fidélité, secours, assistance, respect, contribution aux charges du mariage, communauté de vie) qui rend intolérable le maintien de la vie commune. Le juge apprécie chaque faute invoquée : adultère, abandon du domicile conjugal, comportements violents ou injurieux, non-participation aux charges du mariage, défaut de soins, comportement déloyal…
La preuve se fait par tous moyens (échanges écrits, attestations, constat de commissaire de justice, certificats médicaux…), mais le juge écarte les preuves obtenues par violence ou par fraude. La demande pour faute ne figure pas dans l’assignation : elle est présentée ensuite, dans les conclusions. Le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’un des époux ou aux torts partagés ; il est sans effet sur le partage des biens, mais le juge peut refuser la prestation compensatoire à l’époux aux torts exclusifs duquel il est prononcé, et l’autre peut obtenir des dommages et intérêts.
Remarque : l’adultère reste une cause de divorce pour faute, même s’il n’est plus sanctionnable pénalement.
Sources : service-public.gouv.fr, fiches F10567 (divorce par consentement mutuel, vérifiée le 4 février 2025), F10569 (divorce accepté), F10568 (divorce pour altération définitive du lien conjugal) et F10577 (divorce pour faute), vérifiées le 1er mars 2026, F35837 (divorce judiciaire : procédure, vérifiée le 11 septembre 2026) et F35800 (avocat, vérifiée le 1er octobre 2025).
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