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Découvrez toutes nos informations sur la thématique « Testament ».
Sans testament, c’est la loi qui répartit. Le testament sert précisément à s’en écarter — dans les limites de la réserve héréditaire, qui protège certains héritiers quoi qu’il arrive.
Quatre pages en couvrent la pratique : la définition du testament, comment le rédiger, son contenu et ses frais ; les types de testaments — olographe, authentique, mystique — et leur articulation avec la succession sont présentés ci-dessous.
Deux erreurs reviennent sans cesse : un testament rédigé dans des termes ambigus, qui ouvre un contentieux au lieu de l’éviter, et un testament que personne ne retrouve. L’inscription au fichier central des dispositions de dernières volontés répond au second problème ; seule la rédaction répond au premier.
Le testament olographe se rédige seul, sur papier libre. Pour être valable, il doit être écrit en entier à la main — jamais tapé, même en partie —, daté précisément (jour, mois et année) et signé. Il est conservé par son auteur ou confié à un notaire.
Le testament authentique est dicté à un notaire, en présence de deux témoins ou d’un second notaire. Les témoins ne peuvent être ni des parents du testateur, ni ses légataires, ni des clercs du notaire.
Le testament mystique est remis au notaire dans une enveloppe fermée, en présence de deux témoins : son contenu reste secret. Sa procédure, complexe, le rend peu utilisé.
Le testament-partage permet de répartir ses biens entre ses héritiers. Il produit les effets d’un partage : ses bénéficiaires ne peuvent pas renoncer à s’en prévaloir pour réclamer un nouveau partage de la succession (article 1079 du code civil).
Les personnes gratifiées par testament, les légataires, se trouvent en concours avec les héritiers réservataires, et avec ceux qui ont reçu des donations du vivant du défunt. Deux mécanismes règlent ce concours : le rapport et la réduction.
Le rapport. Les legs ne sont en principe pas rapportables, contrairement aux donations — sauf si le testateur a prévu le contraire. Les étapes du règlement sont décrites dans la partie succession.
La réduction. Si les libéralités dépassent la quotité disponible — la part du patrimoine que le défunt pouvait transmettre librement —, elles sont réduites pour reconstituer la réserve des héritiers réservataires. Les legs sont réduits en premier, proportionnellement entre légataires ; les donations ne le sont qu’ensuite, en commençant par la plus récente (articles 923 et 926 du code civil).
Monsieur X, père de trois enfants, a donné 10 000 € à son meilleur ami en 2002. À son décès, il laisse 40 000 € et un testament qui lègue 15 000 € à une association et 10 000 € à sa compagne.
La quotité disponible se calcule sur les biens laissés au décès, augmentés des donations : 40 000 € + 10 000 € = 50 000 €. Avec trois enfants, elle est du quart, soit 12 500 €. La donation, antérieure, s’impute d’abord : elle en consomme 10 000 €. Il ne reste que 2 500 € pour les legs, qui totalisent 25 000 € : chacun est réduit au dixième. L’association reçoit 1 500 €, la compagne 1 000 €, et les trois enfants se partagent la réserve de 37 500 €.
Une fois la réserve constituée, le reste revient aux légataires. Un héritier réservataire peut d’ailleurs recevoir, en plus de sa réserve, tout ou partie de la quotité disponible.
Sources : service-public.gouv.fr, fiche F770 (testament, vérifiée le 18 décembre 2024) ; articles 923, 926 et 1079 du code civil, sur Légifrance. Vérifié le 26/09/2026.
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