Bail d’habitation

Besoin d'un conseil ?

La location nue de biens immobiliers à usage d’habitation est soumise à la loi du 6 juillet 1989, « loi Mermaz ». Cette loi ne concerne que les baux d’habitation à titre principal ou les locaux à usage mixte (professionnel et habitation principale…). Sont donc exclus de ces règles les locations de résidences secondaires, les locaux loués indépendamment d’un local principal, les locaux à usage mixte habitation et commercial ainsi que les locaux loués à des sociétés…

La loi prévoit tout un ensemble de règles relatives au contrat de bail, aux droits et obligations du locataire et du bailleur, ou encore au logement loué.

Une question sur votre situation ?

Chaque situation est différente. Un conseiller Expert Invest fait le point avec vous, sans engagement, et vous rappelle au plus vite.

09 72 45 87 90

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Contenu du contrat de location

Le bail d’habitation est un contrat écrit, contenant certaines mentions obligatoires telles que :
  • Le nom ou la dénomination du bailleur, son domicile ou son siège social,
  • La date de départ du bail et sa durée,
  • La consistance et la destination du bien mis en location,
  • La désignation des locaux et équipements d’usage privatif dont le locataire a la jouissance exclusive…,
  • Le montant du loyer, ses modalités de paiement et de révision (facultative),
  • Le montant du dépôt de garantie s’il est prévu.
Le bail est signé en deux exemplaires minimum, et par les deux parties.
En outre, certains documents sont exigés lors de la conclusion du bail :
  • Un état des lieux à l’entrée établi entre les parties au contrat, réalisé au plus tard lors de la remise des clés au locataire. Si l’une des parties refuse de l’établir de façon contradictoire, l’autre peut faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) : il s’agit alors d’un constat locatif, dont les frais sont partagés entre le locataire et le propriétaire,
  • Si le locataire doit réaliser certains travaux (le logement doit cependant répondre aux normes de décence), une clause expresse du bail doit énumérer ces derniers et les modalités de diminution de loyer y afférant (durée, montant…),
  • Un extrait du règlement de copropriété s’il existe une copropriété,
  • Un dossier de diagnostic technique, annexé au bail : diagnostic de performance énergétique (DPE), constat de risque d’exposition au plomb si le logement a été construit avant le 1er janvier 1949, états des installations intérieures d’électricité et de gaz lorsqu’elles ont plus de 15 ans, état des risques si le logement est situé dans une zone à risques et diagnostic bruit près des aéroports ; le diagnostic amiante est tenu à la disposition du locataire.

Décence du logement

La loi de 1989 a prévu certains critères pour qualifier un logement de décent. C’est la condition obligatoire pour que le bailleur puisse louer son bien, puisque ces normes portent sur la sécurité physique et la santé du locataire.
Notez que le locataire peut demander à tout moment au bailleur de mettre le bien aux normes. A défaut de réponse ou d’accord, le juge fixera le montant des travaux à réaliser et le délai d’exécution. Il pourra même réduire ou suspendre le montant du loyer jusqu’à exécution des travaux.
Le logement doit aussi respecter une performance énergétique minimale : pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2025 et 2027, seul un logement classé de A à F au DPE peut être loué ; ce sera de A à E entre 2028 et 2033, puis de A à D à partir de 2034.
Les autres caractéristiques sont les suivantes :
  • Le logement doit comporter une pièce principale d’une surface habitable de 9 m² sous plafonds d’au moins 2,20 mètres, ou à défaut un volume habitable de 20 mètres cube
  • Une cuisine ou un coin cuisine permettant d’utiliser un appareil de cuisson et comprenant un évier alimenté en eau chaude et froide
  • Une installation sanitaire intérieure séparée de la cuisine, avec wc et équipement de toilette (douche ou baignoire)
  • Un réseau électrique permettant d’éclairer suffisamment toutes les pièces et de faire fonctionner les appareils ménagers nécessaires au quotidien
  • Des ouvertures et une ventilation permettant le renouvellement de l’air
  • Un éclairement naturel suffisant pour les pièces principales
  • Une installation permettant de chauffer normalement et sainement le logement
  • Le propriétaire doit assurer le bon état global du logement (utilisation de matériaux de construction, de canalisations et revêtements non risqués pour la santé et la sécurité du locataire, protection contre les eaux de ruissellement, remontées et infiltrations d’eau…)
  • Des réseaux et branchements d’électricité et de gaz, des équipements de chauffage et de production d’eau chaude conformes aux normes réglementaires

Sources : service-public.gouv.fr, fiches F31270 (état des lieux d’entrée, vérifiée le 10 mars 2026), F33463 (diagnostics, vérifiée le 20 février 2026) et F2042 (logement décent, vérifiée le 21 mars 2025).

Le choix du locataire

Le propriétaire choisit librement son locataire parmi les candidats, mais il ne peut pas écarter un candidat sur un critère discriminatoire — l’origine, le sexe, l’âge ou l’orientation sexuelle, notamment. Le candidat qui s’estime victime d’une discrimination peut saisir la justice.

Seuls certains justificatifs peuvent être demandés au futur locataire, pour vérifier son identité, son domicile, sa situation professionnelle et ses ressources ; leur liste est fixée par la réglementation. Réclamer un document non autorisé — un relevé de compte bancaire ou un contrat de mariage, par exemple — expose à une amende pouvant atteindre 3 000 € (15 000 € pour une personne morale).

La caution

La caution s’engage, par un acte écrit appelé acte de cautionnement, à payer les dettes locatives du locataire s’il ne le fait pas. Elle peut être simple — le propriétaire ne peut l’appeler que si le locataire n’est pas en mesure de payer — ou solidaire — il peut l’appeler dès le premier impayé, sans se tourner d’abord vers le locataire. Le type de caution est indiqué dans l’acte.

Un propriétaire, personne physique, qui a souscrit une assurance contre les risques locatifs ne peut demander une caution que si son locataire est étudiant ou apprenti. Lorsque l’acte ne fixe pas de durée, la caution peut mettre fin à son engagement à tout moment, par lettre recommandée avec accusé de réception ; la résiliation prend effet à l’expiration du bail en cours.

Le dépôt de garantie

Pour un logement vide, il ne peut pas dépasser un mois de loyer hors charges ; il figure dans le bail et ne peut être augmenté ni en cours de bail ni au renouvellement. En fin de bail, il doit être rendu dans un délai d’un mois à compter de la remise des clés si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, de deux mois dans le cas contraire, déduction faite des sommes dues par le locataire. Chaque mois de retard commencé augmente la somme à rendre de 10 % du loyer mensuel hors charges.

Sources : service-public.gouv.fr, fiches F1169 (justificatifs du futur locataire, vérifiée le 10 avril 2025), F14750 (discrimination à la location, vérifiée le 12 août 2025), F31267 (caution locative, vérifiée le 10 avril 2025) et F39713 (dépôt de garantie d’un logement vide, vérifiée le 9 juin 2026). Vérifié le 26/09/2026.

Guide offert

Investir en immobilier : le vrai rendement

Charges déductibles, régimes d'imposition, effet du crédit : la méthode pour calculer ce que ça rapporte après impôt.

  • La liste complète des charges déductibles et les oublis les plus fréquents
  • Micro-foncier ou réel : le seuil de bascule et comment changer
  • Le déficit foncier : combien il économise vraiment, et ses limites
  • Détenir en direct, en SCI ou en SCPI : le comparatif sur 10 ans

PDF · 8 pages · 9 min de lecture

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.
  • Nous vous envoyons le guide tout de suite. Votre adresse ne sert qu'à cela.
  • Pour qu’un conseiller puisse vous rappeler à propos de ce guide, si vous le souhaitez.

Pourquoi choisir Expert Invest ?

Les meilleurs
placements du marché

Un conseiller dédié,
disponible et qualifié

Un suivi de votre projet
du début à la fin

Pas de frais supplémentaires

Le cabinet Expert Invest en quelques chiffres

  • 2010 L'année de création du cabinet, à Toulouse.
  • 80 M€ d'investissement déjà réalisés par le cabinet pour ses clients.
  • 350 solutions d'épargne disponibles au sein du cabinet.

Avis de nos clients, certifiés par un organisme indépendant

  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Un accompagnement adapté en fonction de votre profil et une réactivité appréciée
    Thomas H.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Très à l'écoute, donne de très bons conseils adaptés à notre besoin.
    Agnes R.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Mon Conseiller Mr Gimenez est excellent techniquement et surtout tres a l écoute des problèmes de son client
    Olivier T.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Expert investissement à l'écoute et proposant des produits adaptés.
    Regis R.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    de bons conseils
    Pierre G.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Nous avons été très bien conseillés. Nous sommes très contents de notre investissement.
    Yann L.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Le Cabinet Expert Invest m’accompagne depuis maintenant 5 ans et a toujours su m’apporter les bons conseils et projets adaptés à ma situation. Équipe sérieuse, professionnelle et très réactive ! Je recommande les yeux fermés !
    Jennifer B.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Disponible, à l'écoute et de bons conseils. Respecte mes choix. J'ai confiance en ce conseiller.
    Elisabeth C.
  • 5 sur 5Avis vérifiés
    Très bons conseils et équipe disponible
    Astrid W.

Mon investissement idéal en 3 étapes seulement !

1.

Je fixe un rdv en ligne avec un Expert, c’est gratuit et sans engagement.

2.

En entretien visio nous faisons le point sur votre situation.

3.

Je n’ai plus qu’à investir dans les meilleurs placements me correspondant !