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Découvrez toutes nos informations sur la thématique « Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ».
L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée est une SARL qui ne compte qu’un seul associé. Elle offre la responsabilité limitée d’une société tout en restant, par défaut, fiscalement transparente : c’est l’associé qui est imposé sur les bénéfices, sauf option pour l’impôt sur les sociétés.
Trois pages en traitent : la définition de l’EURL, son régime et la cession de parts ; sa fiscalité est présentée ci-dessous.
L’arbitrage central est celui du régime d’imposition. Rester à l’impôt sur le revenu ou opter pour l’impôt sur les sociétés change la rémunération du dirigeant, ses cotisations et le traitement des dividendes. Ce choix se pose dès la création, et il n’est pas librement réversible.
À sa création, une EURL relève automatiquement de l’impôt sur le revenu : ses bénéfices sont imposés directement au nom de l’associé unique, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux selon l’activité, au barème progressif. L’associé est imposé sur la totalité du bénéfice, qu’il se verse une rémunération ou qu’il le laisse dans la société ; un déficit de début d’activité peut, sous conditions, s’imputer sur les autres revenus du foyer.
L’option pour l’impôt sur les sociétés peut être exercée dès la création ou en cours de vie ; elle doit être notifiée au service des impôts des entreprises avant la fin du troisième mois de l’exercice concerné. La société est alors imposée au taux normal de 25 % ; un taux réduit de 15 % s’applique à la part du bénéfice allant jusqu’à 42 500 €, si le chiffre d’affaires de l’exercice ne dépasse pas 10 000 000 € et si le capital, entièrement libéré, est détenu pour au moins 75 % par des personnes physiques (ou par une société elle-même détenue à 75 % au moins par des personnes physiques). La rémunération de l’associé est déductible du résultat dès lors qu’elle est raisonnable ; il est imposé sur elle selon les règles des traitements et salaires. Les dividendes, eux, ne sont pas déductibles : ils sont prélevés sur un bénéfice déjà soumis à l’IS. Associé unique, il est travailleur non salarié : la fraction de ses dividendes qui dépasse 10 % du capital social qu’il détient est soumise aux cotisations sociales.
Le choix dépend donc de la tranche marginale d’imposition du foyer, comparée aux taux de l’IS, et de la part des bénéfices que l’on souhaite laisser dans la société.
Sources : entreprendre.service-public.gouv.fr, fiches F36212 (fiscalité de l’EURL, vérifiée le 21 février 2026), F23575 (impôt sur les sociétés, vérifiée le 17 février 2026) et F38152 (protection sociale du dirigeant, vérifiée le 25 juin 2026). Vérifié le 26/09/2026.
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