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Conséquences de la perte du triple A

 17/01/2012

La France perd son triple A

 
Le vendredi 13 janvier 2012 sera marqué par la perte du triple A français, note maximale accordée par l’agence de notation Standard and Poor’s. Cet évènement était malheureusement attendu depuis quelques semaines.
 
Rappelons que cette note permet, en principe, de donner une indication viable aux investisseurs sur la capacité de l’entité notée à rembourser ses dettes (sur sa viabilité donc). La France ne serait donc plus un Etat totalement sûr, apportant la certitude d’un remboursement de ses dettes !
 
Pour autant, contrairement à l’abaissement de la note des Etats-Unis en août 2011, cette dégradation n’a pour le moment pas accentué la crise financière que l’on connaît depuis de bons mois.
Tout d’abord, la France voit sa note abaissée d’un seul cran, à AA+, et non de deux crans (ce qui aurait été plus problématique).
Les dirigeants politique ne cessent de rassurer les français sur les conséquences minimes de cet abaissement, et les marchés financiers, paradoxalement, sont dans le vert depuis le début de semaine (le CAC 40 a connu une hausse ce lundi 15 janvier, et la France a pu emprunter à des échéances courtes avec un taux qui s’est réduit par rapport à la dernière opération de ce type).
 
Plus problématique est cependant être l’abaissement de la note du FESF, organisme censé assurer une protection financière des Etats-membres de la zone euro. Cet abaissement est lié à la perte du triple A de la France, mais aussi de l’Autriche. A suivre donc…
 

Conséquences pour la France et les français de la perte du AAA

 
Conséquence directe : la France empruntera certainement  sur les marchés financiers à des taux plus élevés dans les semaines à venir. L’écart avec l’Allemagne, référence en la matière, est cependant déjà bien réel, et la perte du triple A était déjà anticipée par les marchés. A quel niveau de hausse pouvons-nous donc nous attendre ?...
 
L’image de la France se trouve écornée sur la scène mondiale. Les investisseurs ne risquent-ils pas de perdre confiance en la France du fait de cet abaissement ?
 
Les établissements bancaires risquent d’être à leur tour dégradés, avec des conséquences similaires. Le coût de leur financement va s’amplifier. Les taux d’emprunt pour les particuliers risquent donc d’augmenter par compensation.
 
Les compagnies d’assurance risquent également d’être touchées par les agences de notation, car détiennent pratiquement la moitié de la dette française !
 
Enfin, les collectivités publiques risquent de perdre mécaniquement le précieux sésame. Leur emprunt coutera donc plus cher. Les impôts locaux risquent donc d’en pâtir !
 

Réaction du gouvernement français

 

Les dirigeants politiques répètent à qui veut l’entendre qu’il n’y aura pas de nouveau plan de rigueur, destiné à réduire toujours plus les dépenses publiques, mais aussi à éviter une nouvelle dégradation de la note française.

Quelles seront alors les conséquences ? Les placements seront-ils touchés (assurance-vie,  actions, obligations,  Immobilier) ? Les impôts vont-ils augmenter ? La résolution, pour le moment hypothétique, de la crise de la zone Euro suffira-t-elle à rassurer le monde sur la capacité de la France ?

Les prochaines semaines vont certainement apporter des réponses...