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Point 2012 sur le marché immobilier

Malgré les dernières crises, l’immobilier reste jusqu’à présent une véritable valeur refuge : en 2011 les prix ont continué d’affoler les compteurs et la demande locative continue de croitre. Cependant, il n’est pas certain que cette tendance soit celle des années à venir…

 
L’année 2011 aura vu les prix moyens de l’immobilier fortement augmenter : + 7,3% pour la FNAIM, + 6,00% pour Century 21. A Paris, l'augmentation a pu atteindre les 12%! 
 
Le nombre de transactions immobilières a quant à lui atteint 783 000 unités dans l’ancien. Dans le neuf, le nombre de transactions s’est élevé à 115 000, soit une chute de 11% par rapport à 2010. Cette chute est notamment due au coup de rabot qu’a subit le dispositif Scellier, mécanisme d’investissement immobilier neuf vous permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu. 
 
Le montant des ventes dans l’ancien a dépassé les 200 milliards d’euros, un record. Cependant, l’accélération qui a suivi la crise de 2008 s’atténue, notamment par rapport à 2010.
 
Le bilan est donc mitigé, et de fortes disparités apparaissent en fonction des régions / villes, notamment en fonction de Paris et de la province. Notez que le prix de l’immobilier parisien a atteint de nouveaux records en janvier, avec un prix moyen au m² de 8 390€… 
 

Quelles perspectives pour 2012 ?

 
Selon les Notaires de France, la flambée actuelle devrait s’essouffler. Dans le but notamment de relancer la primo-accession, les promoteurs devraient proposer des prix réduits sur les logements neufs par rapport à 2011. 
 
Selon le réseau Century 21, les transactions immobilières pour 2012 devraient avoisiner les 600 000, soit une baisse substantielle de 15% par rapport à 2011.  Les Notaires de France anticipent 100 000 à 140 000 transactions pour le neuf. Le bilan global de 2012 devrait donc être peu flatteur.
 
Plusieurs réformes viennent en outre noircir les perspectives : suppression du PTZ+ dans l’ancien, augmentation de la TVA (passant de 5,5% à 7%), alourdissement de l’impôt sur les plus-values immobilières, nouveau coup de rabot sur le dispositif Scellier… 
 
De plus, les élections présidentielles n’apportent aucune visibilité sur l’environnement économique à venir. Certains engagements électoraux ont pu émaner des candidats (augmentation du Coefficient d’Occupation des Sols ou encore du pourcentage de logements sociaux dans les communes…), mais pour le moment aucune certitude sur l’évolution de la fiscalité immobilière ou de régimes d'incitations à l'achat. 
 
Enfin, le marché des crédits devrait se durcir. La perte du triple A  français devrait malgré tout rendre plus complexes les conditions d’accès au crédit. Selon la FNAIM, le nombre de transactions devrait en pâtir. Une hausse modérée des taux d’emprunt est donc attendue sur l’année 2012.