Les réformes fiscales survenues depuis l’été 2011 ont porté un gros coup aux placements concernés par le Prélèvement Forfaitaire Libératoire. Les épargnants sont donc mis à contribution pour lutter contre la crise !
Ce prélèvement est une option lorsque vous souhaitez récupérer votre argent. La plus-value réalisée (intérêts…) est alors en principe soumise à l’impôt sur le revenu. Mais sur option, vous pouvez demander à être directement prélevé d’un certain montant : le PFL.
Le PFL était égal à 19% des intérêts réalisés. Depuis le 1er janvier 2012, le taux est porté à 24% !
Sans oublier les prélèvements sociaux, autre versant des prélèvements lors du retrait de votre argent : de 12,3%, ils sont passés à 13,5% !
Donc concrètement, lorsque vous optez pour le Prélèvement Forfaitaire Libératoire en cas de retrait de votre argent, 37,5% des intérêts sont prélevés (24% + 13,5%), soit un gain net de 62,5% des intérêts acquis. En 2012, le total des prélèvements s’élevait à 32,5%.
Evidemment, le PFL est une option, et non une obligation : vous ne devez opter pour celui-ci que si cela vous avantage par rapport à l’intégration des revenus de votre placement à l’impôt sur le revenu (tout dépend de votre tranche marginale d’imposition).
Quels sont les placements concernés ?
Tous les livrets non réglementés non exonérés d’impôt sont concernés : compte à terme, livrets boostés, PEL de plus de 12 ans…
Les revenus d’obligations, intérêts des comptes-courants d’associés le sont également.
Cas particulier pour les dividendes et l’assurance-vie
Les dividendes ont un traitement de faveur : le PFL applicable est limité à 21%. Ceci car les règles applicables lorsque vous intégrez les dividendes à votre impôt sur le revenu sont assez avantageuses (abattement de 40% du montant des dividendes…). Le PFL a 24% n’était donc pratiquement jamais avantageux.
L’assurance-vie, quant à elle, bénéficie toujours de son taux de PFL dégressif : 35% pour un rachat effectué entre 0 et 4 ans, 15% pour un rachat effectué entre 4 et 8 ans, et 7,5% pour un rachat effectué par la suite.
Comment choisir entre le PFL et l’impôt sur le revenu ?
Pour simplifier, il convient de regarder votre tranche marginale d’imposition (TMI). En effet, l’impôt sur le revenu est un impôt progressif par tranche. La tranche à 30% étant plus élevée qu’un PFL à 24%, il sera plus intéressant pour les contribuables soumis à cette tranche d’opter pour le PFL.